L’opération américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro a déclenché une vague de condamnations internationales, particulièrement de la part des alliés traditionnels de Caracas.
La Chine exige une libération « immédiate » #
Le ministère des Affaires étrangères chinois a été parmi les premiers à réagir. Dans un communiqué publié dimanche, Pékin qualifie l’opération de « violation flagrante du droit international ».
La Chine appelle les États-Unis à :
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- Libérer immédiatement Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores
- Assurer leur sécurité personnelle
- Résoudre la situation par le dialogue et la négociation
Moscou parle d’« acte d’agression » #
La diplomatie russe a condamné fermement l’intervention américaine. Le ministère des Affaires étrangères russe estime que « l’hostilité idéologique a triomphé du pragmatisme économique ».
Pour le Kremlin, cet événement représente un revers géopolitique majeur. Le Venezuela était le principal allié de Moscou en Amérique du Sud, et les deux pays avaient récemment signé un accord de partenariat stratégique de dix ans.
« Cela montre que les défenses aériennes russes installées autour de la capitale vénézuélienne sont inutiles face à la puissance américaine », observe Peter Rough, directeur du Centre pour l’Europe et l’Eurasie à l’Hudson Institute.
La Corée du Nord dénonce un « acte d’hégémonie » #
Pyongyang s’est également exprimé dimanche par la voix de son ministère des Affaires étrangères. L’opération américaine est qualifiée de « grave atteinte à la souveraineté » et d’« exemple qui confirme le caractère voyou et brutal des États-Unis ».
Des enjeux pétroliers considérables #
L’opération américaine menace directement les revenus pétroliers de la Russie au Venezuela. Un accord de joint-venture renouvelé pour quinze ans entre Petroleos de Venezuela et une filiale de Roszarubezhneft avait été signé en novembre 2025. Cet accord semble désormais compromis.